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L’histoire de l’Aéroport international d’Edmonton

Ce qui était autrefois une terre agricole et un habitat pour les castors est maintenant un vecteur économique majeur de la région métropolitaine d’Edmonton.

Aujourd’hui, l’AIE engendre des retombées économiques de plus de 3 $.2 milliards et soutient 26,000 emplois dans la région. Poursuivez votre lecture pour savoir comment l’Aéroport international d’Edmonton a pris son envol.

Avant l’AIE (1920 à 1950)

Bien avant la fondation de l’AIE en 1960, la ville d’Edmonton est desservie par l’Aéroport municipal d’Edmonton, aussi appelé le Blatchford Field.

Ayant ouvert ses portes en 1927 au nord-ouest de la basse ville dans le but d’accueillir une école d’aviation, Blatchford Field devient, en 1929, le premier aérodrome accrédité au Canada.

En tant que premier aéroport offrant un service régulier dans la ville, il est un aérodrome militaire important au cours de la Seconde Guerre mondiale.

L’industrie de l’aviation et la ville d’Edmonton ne tardent toutefois pas à entamer son expansion.

Avec la ville entourant l’Aéroport municipal d’Edmonton, il ne reste pas beaucoup d’espace pour agrandir la piste afin d’accueillir des compagnies aériennes possédant des avions à réaction plus gros, et davantage de passagers.

Environs de l’Aéroport Blatchford Field d’Edmonton (nommé l’Aéroport du centre-ville) en 1937

Environs de l’Aéroport Blatchford Field d’Edmonton (nommé Aéroport du centre-ville) en 1937. Source : https://cityarchives.edmonton.ca/main-hangar-blatchford-field

De la terre agricole aux vols (1955)

En 1955, le territoire près de Leduc est choisi en tant que futur site de l’Aéroport international d’Edmonton. Transport Canada achète alors 7,600 acres de terres, pour une somme de 1 469 657 $.

Grâce à un accord informel, les propriétaires initiaux des terres sont autorisés à louer ces dernières et à poursuivre l’exploitation agricole jusqu’à ce que la terre soit requise pour l’aéroport.

Transformer une terre agricole en pistes d’atterrissage n’est pas facile :

  • Des mauvaises herbes prennent le dessus sur la zone de construction et polluent les terres environnantes
  • Une colonie de castors déjoue les nombreuses tentatives humaines pour éviter l’inondation du site
  • La sécurité de l’aéroport à cette époque signifie tenir le bétail à l’écart des pistes d’atterrissage

Le premier vol (1960)

Le 15 novembre 1960, l’Aéroport international d’Edmonton débute son service aux passagers dans le hangar d’aviation de communication des longerons L3​​​​​​​, qui fait alors office d’aérogare temporaire.

En 1963, l’aérogare de 370,000 pieds carrés en acier et en verre, aujourd’hui l’aérogare nord de l’AIE, ouvre ses portes. Cette dernière coûte 10 $ millions et sa construction se termine un an avant la date prévue.

L’aéroport accueille un nombre croissant de passagers au cours des 20 années suivantes :

  • 1962 : 394,000 passagers
  • 1974 : 1,1 million de passagers
  • 1980 : 2 millions de passagers

Des inconvénients grandissants (1970 à 1990)

Au cours des années 1970 et 1980, l’AIE accueille des avions à fuselage large pouvant transporter jusqu’à 400 passagers sans escale en Europe. L’Aéroport municipal d’Edmonton devient une plaque tournante pour les vols courts, avantageux pour les gens qui voyagent pour leur travail.

Le système à deux aéroports engendre des défis :

  • Les passagers ayant une correspondance doivent se déplacer entre deux aéroports
  • Le volume de passagers de l’AIE décroît entre 1983 et 1995
  • L’AIE offre moins de vols sans escale; les passagers doivent donc effectuer une correspondance à Calgary ou à Vancouver
  • L’augmentation du nombre de passagers à l’Aéroport municipal engendre également plus de bruit d'avions pour les résidents de la ville environnante

En octobre 1995, 77 pourcent des habitants d’Edmonton votent pour la consolidation des vols commerciaux à l’Aéroport international. L’Aéroport municipal continuera alors d’offrir des services d’aviation privés et généraux en tant qu’Aéroport du centre-ville d’Edmonton.

La consolidation ajoute de la pression supplémentaire sur les épaules de l’AIE. L’aérogare est prévue pour accueillir 2,5 millions de passagers par an, mais en 1999, 3,8 millions de passagers utilisent annuellement l’AIE.

L’AIE croît (2000 à 2010)...

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, l’AIE se lance dans un programme de construction majeur au coût de 450 $ millions.

Une nouvelle aérogare est construite du côté sud afin d’accueillir Air Canada et des transporteurs internationaux. Westjet devient l’occupant principal de l’aérogare nord.

Le hall central est construit pour abriter le contrôle de sécurité et les services de vente au détail. Une nouvelle aire de trafic pour les cargaisons est construite afin de répondre au nombre croissant d’expéditions par voies aériennes.

En 2007, l’AIE accueille plus de 6 millions de passagers par an et offre des vols sans escale vers 53 destinations au Canada, aux États-Unis, au Mexique, dans les Caraïbes et en Europe.

En 2012, 700 $ millions supplémentaires sont investis pour construire d’autres portes d’embarquement, une nouvelle salle pour les passagers et pour agrandir le stationnement.

...et croît (2015 à 2020)

L’AIE est l’un des aéroports ayant la croissance la plus élevée au Canada. Nous continuons d’investir dans la technologie et le développement afin d’offrir nos services à plus de passagers et d’entreprises et ce, de plus de façons différentes.

  • Cité de l'aéroport – avec une grande variété d’entreprises et d’occupants sur place, la Cité de l'aéroport renouvelle la croissance, le tourisme et le développement économique de la région
  • Cargo Village – nous investissons dans l’infrastructure et les partenariats de Cargo Village afin de répondre à la demande grandissante et changeante pour les services de cargaisons

En 2018, l’AIE accueillait 8,2 millions de passagers par an.

Nous somme le plus grand aéroport canadien du territoire – avec plus de la moitié de nos terres disponibles étant toujours cultivées en 2018.

À quoi pouvons-nous maintenant nous attendre pour l’AIE?

Consultez le Plan directeur de l’AIE pour connaître la direction que nous prenons.