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nuages fragmentés
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Comme l'un des premiers projets d'aérogare dans le monde à viser la certification LEED, le mur vivant démontre l’engagement de l’AIE envers la durabilité.

De plus, il s’agit d’une pièce maîtresse de l’aérogare qui a été intégrée à l’architecture. Son emplacement stratégique permet aux passagers de pouvoir l’admirer tant au départ qu’à l’arrivée.

Au sujet de l’œuvre d’art

Quelle est sa taille?

Le mur central principal mesure 1 120 pieds carrés tandis que les murs supérieurs gauche et droit mesurent 160 et 140 pieds carrés, respectivement. La zone verte couvre donc une surface verticale totale de 1 420 pieds carrés.

Combien de plantes l’œuvre contient-elle?

Le mur compte environ 8000 plantes, représentant 32 espèces uniques.

Quel type de plantes est utilisé?

Certains spécimens sont plus imposants, comme l’arbre pieuvre (Schefflera actinophylla) de Papouasie-Nouvelle-Guinée, le philodendron à feuilles bipinnatifides (Philodendron bipinnatifidum) du Brésil, le faux philodendron (Monstera deliciosa) d’Amérique centrale et la fougère corne de cerf (Platycerium bifurcatum) d’Indonésie.

De petites et moyennes plantes ont été sélectionnées afin de créer les motifs. L’œuvre inclut l’Asparagus plumosus qui, bien qu’elle soit communément appelée la fougère asperge commune, n’est pas une fougère. Quoi qu’il en soit, cette plante d’Afrique du Sud est un délice pour les yeux. L’Epipremnum aureum « néon » offre un puissant éclat jaune alors que les deux espèces de Broméliacées (Nidularium et Vriésie) surprennent avec leur beauté unique et attrayante.

En quoi est-ce autonome? (Est-ce que de l’eau coule à l’arrière?)

L’arrosage est automatique et s’active quelques minutes par jour seulement. Un système d’irrigation au goutte à goutte est intégré au mur vivant et permet à l’eau de descendre dans les couches de fibres recyclées.

Quel est le rôle de l’œuvre dans l'épuration de l’air?

Les milliers de plantes ajoutent des tonnes d’oxygène à l’aérogare chaque année en plus d’absorber les polluants à l’intérieur du bâtiment, comme le dioxyde de carbone, le benzène et les composés organiques volatils (COV).

La National Aeronautics and Space Administration (NASA) a effectué plusieurs études afin de trouver la façon la plus efficace de retirer les toxines des stations spatiales et a découvert que les plantes offraient un meilleur rendement que les filtres à air mécaniques. Elle a découvert que 10 espèces étaient exceptionnellement performantes pour la purification de l’air. Le mur vivant de l’AIE contient 9 de ces 10 espèces.

Comment l'entretient-on?

Un monte-charge à ciseaux mécanique est utilisé pour accéder au mur. L’entretien comprend l’élagage des plantes et la coupe des fleurs ayant terminé leur floraison.

Autres renseignements intéressants

Il s’agit du plus gros mur vivant au Canada et à notre connaissance, du premier et du plus imposant dans l’aérogare d’un aéroport dans le monde.

Plusieurs des espèces qui s’y trouvent sont des épiphytes, ce qui signifie qu’elles vivent naturellement au-dessus du sol et donc, sans terre. Elles se retrouvent généralement sous la forme d’une fine couche de mousse sur le flanc d’une falaise, près d’une chute d’eau ou sur des branches. Le système du mur vivant Green over Grey imite autant que possible cet environnement. Toute la terre est retirée des racines des plantes avant leur installation sur le mur.

  • L’œuvre d’art verdoyante continuera d’évoluer pour devenir de plus en plus tridimensionnelle. Certaines des espèces les plus imposantes pourront croître et s’étendre jusqu’à dix pieds à l’extérieur du mur. 
  • Les racines sont libres de pousser dans le mur, et ce, sans limite d’espace.
  • Les plantes, plus particulièrement les arbustes plus gros, formeront éventuellement une matrice robuste à travers le tissu, ce qui solidifiera le système à mesure qu’il vieillit.
  • Le système de plantes ne pèse que 3 à 4 livres par pied carré.
  • Le mur est fait de matériaux recyclés à 100 %.

Qu’est ce qui a inspiré la création du mur vivant?

Partie centrale du mur : le mur vivant est inspiré de la formation des nuages de type cirrus. Les gens ont tendance à rêver et à penser aux voyages à la vue de formations nuageuses, ce qui correspond parfaitement à un aéroport. Les motifs sur le mur sont colorés et accentuent cette impression de formations nuageuses.

Parties latérales du mur : les côtés sont inspirés d’artistes canadiens renommés. Le Groupe des sept est connu pour ses toiles inspirées des paysages canadiens et a initié le premier mouvement artistique national canadien majeur.

Certains membres du Groupe des sept ont non seulement peint des paysages mais ont aussi touché à l’abstrait. Emily Carr (mur droit) et Donald Flather (mur gauche), tous deux exceptionnellement talentueux et représentés ici, ont été influencés par le travail du Groupe des sept.

Une belle histoire peut être racontée tout en accueillant des visiteurs internationaux à un aéroport qui présente, en plus d’un mur vivant unique et riche, des œuvres incontestablement canadiennes.

Les illustrations sont aussi près des œuvres originales qu’il l’est botaniquement possible. Les différentes espèces sont plantées selon le motif souhaité mais au fur et à mesure que le mur pousse et gagne en maturité, les « tableaux » évolueront sur la « toile » pour créer une œuvre d’art en constante évolution.

Période de construction du mur vivant de l’AIE
  • Collection Signature Collection
  • Emplacement de l'œuvre Hall des arrivées au Canada
  • Date de création 2012
  • Date d'installation 2012
  • Médium Nombreuses plantes
  • Site Web  greenovergrey.com

ArtisteMike Weinmaster

Mike Weinmaster, designer en chef à Green over Grey – Living Walls & Design, a conçu des jardins verticaux (que l'on appelle aussi murs vivants ou murs verts) partout au Canada et aux États-Unis; y compris le plus gros en Amérique du Nord. Plus récemment, il s’est inspiré de la formation nuageuse en haute altitude (Cirrus) et des courants d’air afin de créer le mur vivant de l’Aéroport international d’Edmonton Les autres murs vivants de l’AIE ont été inspirés de tableaux d’artistes canadiens populaires.

M. Weinmaster a toujours été passionné par les questions environnementales et les plantes, ce qui l’a mené à effectuer une maîtrise en science, en ingénierie environnementale et infrastructure durable avec majeures en botanique, en écologie et en horticulture.

Il a effectué des recherches approfondies qui l’ont transporté dans la forêt tropicale la plus vieille au monde en Malaisie, dans les jungles reculées de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans les forêts de nuages au Costa Rica et dans la forêt tempérée humide de la Colombie-Britannique. Il est toujours à la recherche d’espèces exotiques à intégrer à ses créations. Ceci comprend des plantes comme les épiphytes, qui poussent bien au-dessus du sol, les espèces herbacées, qui vivent près de chutes, la végétation qui pousse sur les roches humides, en somme, la flore adaptée à la pousse verticale.

M. Weinmaster croit fermement que nous devons trouver des façons innovantes pour mieux intégrer la nature à nos paysages urbains en croissance constante. Les toits verts et les parcs sont une façon de le faire, mais il existe une quantité considérable d’espaces verticaux pour la plupart inutilisés. Les jardins verticaux amènent non seulement la nature à la ville et recouvrent des murs parfois peu agréables à regarder, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais le font également d’une manière accessible à tous.

Dans notre société moderne, notre connexion à la nature est parfois complètement oubliée. Le but de M. Weinmaster, avec Green over Grey, est de réintroduire les gens à la nature, voire de les rendre enthousiastes. Puis, qu’ils regardent non seulement ses motifs, ses dispositions et ses choix de plantes, mais qu’ils observent la nature elle-même avec admiration. Il obtient une grande satisfaction à exposer ce qu’elle a si brillamment créé.

Domicile : Colombie-Britannique